jeudi 22 mars 2012

Petit moment de rigolade bloguistique




Je m’étais juré de vous raconter aujourd’hui la suite de mes pérégrinations au sujet de CampusFrance mais je souffre malheureusement d’une fracture de fatigue telle que je ne me sens même pas la force de m’étendre là-dessus. De plus j’ai mal aux yeux et je suis pris de terribles céphalées depuis cet après-midi. Une seule envie me distraire, me vider la tête.

Cependant pas toujours facile de trouver un juste exutoire après avoir passé une journée à poireauter dans la cour du CCF, entre deux transports et à deviser sur le coup d’état au Mali et l’assassinat de l’autre cinglé de Toulouse. Heureusement je peux toujours compter sur Yahoo pour me rendre le sourire. Entre les articles bidons, les commentaires inintelligibles ne faisant qu’étaler la connerie de la franchouille moyenne au reste du monde francophone et faire passer nos ancêtres les gaulois pour plus bêtes qu’ils ne le sont, je suis souvent servi. Je n’ai cependant pas la patience de parcourir la tambouille quotidienne. Je privilégie donc les valeurs sûres et il y en a une qui ne m’a que rarement déçu, le blog foot de Marion Aydalot.

Il faut dire que c’est certainement l’un des seuls blogs qui vaillent plus pour ses commentaires que pour le contenu des articles. Je dois avouer que les commentateurs mettent un point d’honneur à démolir notre marionnette (le premier qui y voit une connotation sexuelle est invité à se défenestrer sans délais). D’accord trouver un article aux arguments non-discutables sur ce blog révèle de l’exploit, mais parfois le zèle employé à la rabaisser est assez affligeante. Toutefois ce climat de tension fait tout l’intérêt de cet espace où l’internaute lambda peut mettre à l’amende un prétendu expert sport, où l’on peut deviser sur l’intérêt de certains articles et ricaner devant les lacunes footballistiques de Marion et s’insurger contre les énormités qu’elle nous offre à lire.

Pour aujourd’hui j’ai appris que Deschamps est le meilleur entraîneur français devant Wenger (ça c’est du lourd, pour paraphraser Abd Al Malik), que la charnière N’Koulou-Diawara-Diarra-M’Bia est la plus solide de l’hexagone (vraiment con que personne ne s’en soit rendu compte depuis le temps Ah Ah) et on réécrit l’histoire avec une comparaison pas si stupide que ça cependant avec le Monaco de la saison 2003-2004 (Bon j’avoue en tant que supporter marseillais je signerais bien pour une finale de Ligue des Champions). Du grand art!

Quelques classique lines ont le mérite de faire sourire

    …si vous voulez gagner de l’argent, engagez Wenger, si vous voulez des titres votez Deschamps !

Bowdown!

    le technicien bordelais a eu les ressources pour reprendre en main son équipe fragilisée par Tigana

Oui Blanc et les joueurs n’y sont absolument pour rien.

Dose d’humour quotidien assurée je peux aller me coucher.

Rendez-vous à CampusFrance - Jour 1




Aujourd’hui j’ai du rompre avec mes habitudes de flemmard impénitent pour honorer un rendez-vous à CampusFrance. Je dois vous avouer que je ne suis pas du matin, même que je pourrais parfois être assimilé à un véritable vampire. Jamais couché avant trios heures du matin et jamais levé avant onze. C’est le prix à payer lorsqu’on travaille souvent de nuit et que cette foutu inspiration ne veut pas pointer son nez en plein jour (sauf à l’heure où j’écris ces lignes, mais on ne peut décemment pas parler de travail de composition).

Aujourd’hui donc je me suis retrouvé sur pied dès cinq heures trente du matin, conséquence d’une nuit tout ce qu’il y a de plus merdique (fuck la chaleur, fuck les insomnies, fuck le stress). Pourquoi si tôt alors que mon rendez-vous est censé être pour dix heures et que je serai dans le quartier des affaires avant même sept heures trente? Ben parce que la banlieue où je réside est excentrée par rapport au reste d’Abidjan et est de ce fait plus que souvent sujette aux embouteillages. De sorte que parvenir à sortir de la commune est un vrai parcours du combattant, surtout quand on doit se déplacer via les transports en commun (oui j’ai pas de caisse et même pas le permis, c’est dire…). La dernière fois que j’ai dû me rendre au Plateau, il m’a fallu plus d’une heure trente parce que j’avais commis l’erreur de prendre la route à huit heures, L’enfer! Du coup j’ai du me faire violence pour m’arracher à mon habituelle grasse matinée pour profiter de la voiture de service et du chauffeur de Madame Mère pour arriver frais et reposé.

Frais et reposé c’est vite dit en fait. Ok j’ai évité l’embouteillage et je suis arrivé au Plateau en moins de temps qu’il n’en a fallu pour le dire. J’ai cependant eu la mauvaise idée de faire quelques courses histoire de tuer un peu le temps en attendant que La Miss me rejoigne devant les locaux de CampusFrance. Je suis donc allé avec Madame Mère à son bureau lui tenir compagnie (c’était la première fois que j’y allais) avant de faire un tour à l’agence de mon prestataire internet histoire de régler ma facture puis au supermarché le plus proche. Entretemps La Miss était arrivée et m’attendait. J’ai un peu trainé mais finalement je suis allé lui tenir compagnie. Il me restait tout de même une bonne heure à tuer. Le temps de faire ma dernière photocopie manquante, de signaler aux vigiles que je suis là et je me retrouve avec une bonne quinzaine de personne à attendre de me faire héler. Seul souci j’avais fait tout ce périple à pied, et le Plateau étant accidenté, j’ai débarqué à CampusFrance trempé de sueur.

Heureusement je n’ai pas eu à attendre très longtemps. Du fait des défections de ceux qui avaient d’autres rendez-vous, le mien a été avancé de près de trente minutes. J’y suis allé sans pression, abandonnant La Miss à l’extérieur. J’avais tort d’être aussi relax. Je dois avouer que j’avais rempli mon formulaire de la façon la plus désinvolte qui soit, sans même prendre le temps de faire des phrases pour étayer mes ambitions. Ce fut la première chose que l’agent qui m’a reçu m’a fait constater. Je ne rappelle plus très bien si elle était blonde ou châtain, mais j’ai de suite remarqué qu’elle parlait plutôt fort, à l’inverse de ses collègues que j’avais tous rencontrés l’an dernier quand je faisais la même opération. Elle m’a également fait remarqué que je n’avais pas validé la plupart de mes démarches. Elle a donc invalidé mon formulaire et rendez-vous a été pris pour demain afin que je puisse tout peaufiner.

Le plus drôle dans l’affaire est que je n’étais même pas énervé, bien que ça ne m’enchante pas particulièrement de revenir le lendemain matin (encore une grasse mat’ qui saute). C’est plutôt l’attitude de La miss qui m’a un peu agacé. Elle a en effet aperçu une de ses camarades de classe entrer dans la cours de l’institution et elle s’est dépêché de se cacher et même de quitter la cour de peur que celle-ci ne la voit. Je lui ai demandé le pourquoi de cette comédie.

  -Je ne veux pas qu’elle sache que je cherche à m’expatrier, elle le dira à tout le monde.

Pas très convaincant je vous l’accorde, mais sa réaction quasi-paniquée était vraiment énervante. Je l’ai donc pratiquement obligée à revenir dans la cour. On s’est donc assis dans un endroit plus discret juste à côté de deux étudiants de sciences. Un peu après ce fut l’heure de son rendez-vous. Je me suis donc résolu à écouter un peu la conversation de mes deux voisins -un mec et une meuf- sur les conditions d’étude déplorables de notre chère université de Cocody (fermée depuis la crise par décret présidentiel pour réfection). Allègrement je me suis mêlé au débat et vu que je suis un gros bavard (le plus dur est de commencer) on a du deviser plus d’une heure. J’ai ainsi appris qu’eux aussi avait été recalés par les agents de CampusFrance et reprogrammé pour aujourd’hui. Le souci est qu’on ne faisait pas vraiment cas d’eux et qu’ils commençaient à perdre patience. Ce fut finalement au forceps qu’ils ont pu être reçus. Pas vraiment encourageant pour moi qui doit revenir le lendemain.

Finalement La Miss est sortie des bureaux et s’est directement mise à mon bras (se sentait-elle menacée par d’autres filles?). Elle aussi devait revenir demain mais était tombée sur l’agent le plus compréhensif, une mulâtresse corpulente très sympathique. Cette dernière l’avait d’ailleurs aidée à rectifié son dossier et ne l’avait reprogrammé pour le lendemain que pour lui permettre de choisir plus d’établissements. Au moins je ne serai pas tout seul demain. Je l’ai donc raccompagnée avant de rentrer dans mes quartiers.

Une fois à la maison, un café pour essayer de me réveiller, une lecture de blog de pornstar (ma nouvelle marotte) et un tour sur les divers réseaux sociaux pour voir un peu ce qui se raconte. Le sommeil est cependant omniprésent et je me sens fatigué. La soirée risque d’être courte pour une fois.